05 mai 2007

La quinzaine du commerce équitable (2007)



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À partir du 2 mai 2007 c’est " La quinzaine du commerce équitable", que va-t-il se passer à La Rochelle ?

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Chaque année, a lieu la quinzaine du commerce équitable, à cette occasion sont installés des stands ou des ateliers ayant pour but de promouvoir le commerce équitable. Un type d’article est mis en avant pour l’événement, cette année c’est le jeu. Chacun pourra découvrir des jeux d’autres pays tels que le NEGOCIO fabriqué au Pérou, l’awalé du Mali/Burkina Faso.

(plus d’informations sur le site http://la-rochelle.artisansdumonde.org/)


Interview d’une bénévole d’« Artisan du monde » de La Rochelle

 

Avec quels pays travaillez-vous dans ce magasin ?


Tous les pays « pauvres », en développement. L’Amérique Latine et Centrale, presque tous les pays d’Afrique, l’Asie (excluant la Chine et le Japon), la Palestine, le Liban, nous ne travaillons pas avec les pays de l’Europe de l’Est. Nous avons aussi des échanges Nord-Nord, nous vendons par exemple des produits de petits artisans bretons, et des produits recyclés d’ Echo-mer (association rochelaise de protection de la mer).

 

Quel est le statut d’Artisan du monde ?


C’est une association (loi 1901), il n’y a ici que des bénévoles, les petits bénéfices permettent de payer le loyer, nous bénéficions également, actuellement, de subventions de la municipalité. En revanche on trouve des salariés à la Fédération nationale. 

 

Il y a des produits extrêmement variés…


Oui, contrairement aux grandes surfaces qui ne vendent que quelques produits alimentaires, nous vendons une grande variété d’articles. L’alimentaire ne comprend pas que du café mais également du thé et des tisanes, dans des emballages parfois entièrement biologiques fabriqués dans le pays, du chocolat, des biscuits, des boissons (bières de Bretagne ou du Laos, par exemple) etc. , il y a des bijoux, du verre bolivien, des miniatures fabriquées avec des canettes, des boîtes en bois, des articles de décoration, des sacs recyclés d’Echo-mer. On a fait le choix de ne pas vendre de vêtements par manque de place. Presque tous nos produits alimentaires sont issus de l’agriculture biologique (label AB), certains artisans ne peuvent en bénéficier, par manque d’argent car le label est coûteux.
Je tiens également à souligner que les grandes surfaces qui vendent des produits issus du commerce équitable fonctionnent différemment de nous ; tout d’abord nous payons la moitié du produit à la commande et l’autre moitié à la livraison, les grandes surfaces paient 90 jours après réception. De plus si le produit ne se vend pas correctement la grande surface peut cesser les commandes, au contraire Artisans du Monde s’engage dans la durée, quitte à demander une modification dans les coloris. Nous tenons cependant à faire perdurer les produits traditionnels nous ne commandons jamais des produits qui selon nous se vendraient bien, nous ne faisons pas de la délocalisation, c’est pour cette raison que seul un conseil sur les coloris peut être demandé.

 

Les artisans du commerce équitable sont-ils davantage sensibilisés à l’écologie ?


Ce ne sont pas les petits paysans qui polluent le plus évidemment, mais le fait de travailler dans le respect des droits de l’homme, ils ont également tendance à travailler dans le respect de la nature. D’ailleurs beaucoup de produits sont recyclés ou biologiques.

 

Les Artisans du Monde ont-ils d’autres objectifs que la vente ?


Bien sûr. Il y a la vente, la sensibilisation et les actions politiques. La fédération se bat contre l’Organisation Mondiale du Commerce pour faire exercer des règles plus justes. La sensibilisation se fait à tous les niveaux ; chaque bénévole de La Rochelle mène une action dans ce sens, par des conférences pour les adultes, des interventions dans les universités, lycées et collèges, des ateliers pour enfants, etc. Nous jouons aussi un rôle de réinsertion de personnes handicapées par exemple. Vis-à-vis de la vente tout est basé sur l’échange, certains membres de l’association se rendent dans les pays avec lesquels nous travaillons pour vérifier que les droits soient bien respectés, pour voir la création du produit, ils peuvent également endosser un rôle de conseiller pour les coopératives en structuration (nous travaillons principalement avec des coopératives). Ils vérifient aussi que les bénéfices soient correctement réutilisés, car selon les conventions une partie des bénéfices doit servir à la communauté pour la construction d’écoles, de dispensaires, de pompe-à-eau, par exemple. Nos membres se sont rendus au Mali l’année dernière. Certains artisans viennent également nous visiter (les frais sont principalement pris en charge par l’association) pour voir le devenir de leurs produits et faire de la sensibilisation. Récemment des femmes du Burkina Faso produisant du beurre de karité sont venues à La Rochelle.

 

Une dernière question ; la France est-elle un bon exemple de développement du commerce équitable ?


Non, pas vraiment. Ce qui est fait est bien fait, mais la France est à la traîne par rapport à certains pays d’Europe comme l’Allemagne, la Suisse ou la Belgique. Je ne sais pas en revanche comment se place l’Europe par rapport à l’Amérique ou l’Australie.

Eva

 

Posté par Eva Ferrero à 18:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur La quinzaine du commerce équitable (2007)

    Coucou la belle,
    je suis au travail, en train de référencer tous les sites parlant d'Echo-Mer (travail très passionnant mais indispensable) et ma surprise n'est que plus importante en tombant sur ton blog!!!!
    C'est rigolo! Que de bons souvenirs revenant en tête...
    A plus tard
    Biz
    Keuraïne

    Posté par keuraïne, 11 juin 2007 à 10:39 | | Répondre
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